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Posts Tagged ‘Hemingway’

(Another attempt at translating one of my short pieces into French, as a language learning exercise, with much help from my tutor, whose name I will not mention—to protect him from scandal if the translation is just too horrible, to the extent that, if exposed, French cows would fall over dead.)

 

La Contrefaçon (Forgery)

J’espère que je ne vous induirai pas en erreur sur le sujet de votre recherche. Êtes-vous prêt à enregistrer? Alors, j’essaie de me rappeler quand cela a commencé. Probablement avec les choses habituelles, comme d’imiter la voix et le style de mon père dans une note au directeur de l’école, un document qui m’a excusé de la classe de gym, puis de l’arithmétique à cause de ma tumeur au cerveau et puis de la période du déjeuner, pour que je puisse aller derrière le grillage de baseball et de là me glisser dans la forêt, où je fumerais des cigarrettes Philip Morris et rencontrerais des filles trop hanidcapées mentalement pour aller à l’école.

Comment les ai-je persuadées d’y aller? En imitant l’ecriture du directeur sur des invitations à se joindre à une équipe de softball qui serait de manière égal composée des élèves de l’école élémentaire, sans souci du dévelopment mental.

Plus tard, alors que j’étais à l’école secondaire, j’étudierais, puis présenterais—sans adresse d’expéditeur—des oeuvres inconnues par Hemingway, Emily Dickenson et les soeurs Brontë. Je les ai soumises à des éditeurs, pretendant qu’elles avaient été découvertes dans telle ou telle archive, coin ou bibliothèque de livres rares.

Au début, il n’y eut que des rejets. Puis, progressivement, des experts ont commencé à leur accorder de l’attention. Une fois un conte, une autre fois un poème, et même un mince roman resté jusqu’ici inconnu. Revues littéraires et bibliothèques n’ont pas pu résister au fait que des oeuvres de valeur inestimable aient été découvertes, et elles ont commencé à les publier et à les attribuer aux les Brontë, Emily Dickenson et autres Ernest Hemingway.

J’ai étudié d’autres langues et j’ai avec les années reussi à placer des essais écrits par Camus et Thomas Mann imprimés dans un poussièreux caractère Courier. Mêne une fois une pièce pornographique par Richard Wagner. Les soumissions étaient toujours anonymes mais écrites avec une telle habileté—sur des pages blanches, déchirées de vieux livres—que des revues académiques se sont battues les unes avec les autres sur aquelle qui présenterait les meilleurs arguments pour leur authenticité. En même temps je travaillais comme discret bibliothécaire à Orange, New Jersey.

Avec le temps, je me suis ennuyé de ces manigances et j’ai commencé à soumettre mes propres oeuvres, après quoi j’ai été accusé de plagier, c’est-à-dire d’emprunter le style et le vocabulaire des auteurs bien connus.

J’ai eu quelques succès avec de petites revues littéraires, dont les gardiens—généralement sévèrement mâles—ont été tellement éduqués dans le mimétisme et où tant de leurs contributions étaient juvénilement naïves, que ma propre tromperie persistante est passait inaperçue.

Je me suis marié et j’ai eu une fille—une enfant qui avait les mêmes généreuses proportions de l’intelligence et du coeur. Quand elle allait en campement, je lui écrivais des nouvelles et des histoires que j’inventais. Au collège, elle a commencé à se plaindre à sa mère—nous n’étions plus ensemble—qu’elle ne me connaissais plus et—plus perturbant—qu’il y avait quelque chose d’inauthentique en moi.

Quand mon ex-épouse m’a dit celà, avec une expression qui balançait entre jubilation malveillante et reprimande, j’ai passé le reste de la journée à boire assez de whisky pour tuer un éléphant.

Je ne savais pas quoi faire. Je suis allé consulter un psychiatre, qui m’a dit d’explorer ma relation avec mes parents, dont les deux avaient passé leur carrière à convaincre d’autres personnes de leur faire confiance. Mon père, un conseiller financier, avait été averti par son enterprise sur des irrégularités. Ma mère avait été une peintre aux modestes talents, qui peignait ouvertement des copies de Breughel, Rembrandt et des Impressionistes pour des clients à Santa Monica, California, qui avaient les cheveux bleus et des chambres à décorer.

Après quelques années de traitement, j’ai rejoint un ashram pour apprendre à méditer et pour abandonner les besoins du monde matériel. J’ai passé du temps avec un certain nombre de belles apôtres de la vie spirituelle promise, en pratiquant les arts de la défense et de l’abandon. Alors que ma fille, toujours polie, s’éloignait de plus en plus de moi.

Quand ma petite-fille est née, ma fille s’est radoucie et m’a autorisé à jouer mon rôle de grand-père. Elle a même permis que je raconte à celle-ci des histoires du soir. Au fil du temps quelque chose s’est passé et j’ai commencé à raconter des histoires qui étaient différentes des précédentes et qui adhéraient plus aux questions que ma petite-fille m’a posées—si les ours pouvaient parler avec les enfants, et si j’avais jamais parlé avec un ours ou avec un éléphant.

Je ne voulais pas lui mentir, alors je lui ai dit que non. Elle avait deux ou trois ans, alors elle a suggéré que nous allions au zoo essayer de parler avec un ours et peut-être avec un éléphant.

Et donc, nous sommes allés au zoo. Une fois, une fois encore. Nous avons essayé d’autres animaux aussi. Aucun d’entre eux n’a parlé avec nous, mais nous avons inventé des histoires sur ce qu’ils nous ont dit et nous avons ri, parce que certaines de ces histoires étaien drôles. Et d’ailleurs, nous étions contents l’un de l’autre.

J’ai commencé à y retourner seul; et quand d’autres personnes n’étaient pas là, j’ai parlé aux animaux tout seul; alors quelque chose a changé et j’ai appris celà qui semble banal à dire, mais que je vais vous dire: il n’y a jamais aucune raison de dissimuler qui vous êtes. Ma petite-fille et les éléphants étaient ce qu’ils étaient et ne prétendaient être rien de plus.

Mon heure de quitter la terre est venue, comme vous pouvez voir par vous-même. À la dernière visite, ma charmante épouse m’a pris par la main et m’a dit que c’était dommage que nous n’ayons pas passé—a tous égards—plus de temps ensemble au cours des 20 ou 30 dernières années. Ma fille pleure de façon incontrôlable pendant ses visites. Et ma petite-fille—aujourd’hui une merveilleuse écrivaine âgé de 25 ans—s’assoit à côté de mon lit et me parle sur tous les tons de quels animaux je dois visiter et ce que je dois leur dire quand je les rejoindrai. Bon, c’est mon histoire sur la contrefaçon. Ce n’est peut-être pas ce que vous vouliez. Mais c’est comme ça.

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I hope I’m not misleading you on the subject of your research. You’re ready to record? All right—I’m trying to remember when it began. Probably with the usual things, like imitating my father’s voice and style with a note to the principal of the elementary school, excusing me from gym class, then from arithmetic because of my brain tumor, then from lunch period—so I could go out behind the baseball backstop and slip into the woods, where I smoked Philip Morris cigarettes and met with girls too brain impaired to attend school.

How did I get them to come there? By imitating the principal, with invitations to join a softball team that would consist equally of elementary school children—without concern for mental development.

Later, when I was in high school, I studied, then submitted—without return address—unknown works by Hemingway, Emily Dickinson and the Brontë sisters. I submitted them to publishers, claiming they had been discovered in this or that archive nook or rare book library.

At first, there were nothing but rejections. Then, gradually, experts began to pay attention. A letter here, a short story there, a poem, even a thin novel hitherto unknown. Literary and library journals could not resist the fact that priceless pieces had been discovered, and they began to publish them and attribute them to the Brontës, Emily Dickinson and Ernest Hemingway.

I studied other languages and with the years managed to place essays by Camus and Thomas Mann, in clotted Courier type. Once even a pornographic piece by Richard Wagner. The submissions were always anonymous, but written with such skill—on blank pages ripped from old books—that academic journals fought with each other over who presented the best argument for their authenticity. All the while, I worked as a quiet librarian in Orange, New Jersey.

In time, I grew bored with these shenanigans and began submitting work of my own—with the result, over and over, that I was accused of borrowing, i.e. stealing the style and vocabulary of known authors.

I had a few successes with small literary magazine, where the gatekeepers—usually severely male—were so schooled in mimicry and where so many of their submissions were youthfully imitative, that my own lingering trickery went undetected.

I married and had a daughter—a delightful child with equally generous measures of intelligence and heart. When she went away to camp, I wrote her news and stories I had not made up. By college, she began to complain to her mother—we were no longer together—that she no longer knew me and—more troubling—that there was something inauthentic about me.

When my ex-wife told me this, with an expression between gloating and reprimand, I spent the rest of the day and night drinking enough whisky to kill an elephant.

I didn’t know what to do. I went to a psychiatrist, who told me to explore my relationship with my parents, both of whom had had careers in persuading people to trust them. My father, a financial advisor, had been warned a few times by his firm, for irregularities. And my mother had been a painter of modest talents, who openly painted copies of Breughel, Rembrandt and the Impressionists for clients in Santa Monica, California with blue hair and rooms to decorate.

After some years of therapy, I joined an ashram to learn how to meditate and give up wants in the material world. I spent time with a number of the lovely apostles of the promised more spiritual life, practicing the arts of defense and rendition. While my daughter, though always polite, grew ever more remote from me.

When my granddaughter was born, my daughter softened and allowed me to play my role as grandfather. She even allowed me to tell the child bedtime stories. And over time, something happened whereby I began to tell stories that were different from my earlier ones and clung more to the questions my granddaughter asked me. About whether bears could talk with children, and had I ever talked with a bear or an elephant. I did not want to lie to her, so I said I hadn’t. She was three or four, and so she suggested we could go to the zoo and try to talk to a bear and maybe an elephant.

And so we went to the zoo. And then we went again. And then, again. We tried other animals as well. None of them actually talked to us, but we made up stories about what they said and laughed because some of the stories were funny. And besides, we were happy to be with each other.

I began to go back alone, and when other people weren’t around I talked to the animals by myself. And something changed, and I learned something that seems too trivial to say. But I will. That there is no reason to disguise who you are. My granddaughter and the elephants were who they were—and pretended nothing more.

My time to leave the earth has come now—as you can see for yourself. On her last visit, my lovely ex-wife held my hand and said it was too bad we had not spent more time together—in every aspect—over the last twenty or thirty years. My daughter weeps uncontrollably when she visits. And my granddaughter—now a wonderful writer at the age of twenty-five—sits beside my bed and tells me in many different ways which animals I should visit and what I should say to them when I go to join them.

That is my story about forgery. It may not have been what you wanted. But there it is.

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“These glorious insults are from an era before the English language got boiled down to 4-letter words.” I don’t know who wrote that sentence, as it has filtered down through the Internet. As for the insults themselves, for best results read them aloud at the supper party table, after each guest has had two glasses of wine.

The exchange between Churchill & Lady Astor:
She said, “If you were my husband I’d poison your tea.”
He said, “If you were my wife, I’d drink it.”

A member of Parliament to Disraeli: “Sir, you will either die on the gallows or of some unspeakable disease.”
“That depends, Sir,” said Disraeli, “whether I embrace your policies or your mistress.”

“He had delusions of adequacy.”
– Walter Kerr

“He has all the virtues I dislike and none of the vices I admire.”
– Winston Churchill

“I have never killed a man, but I have read many obituaries with great pleasure.”
– Clarence Darrow

“He has never been known to use a word that might send a reader to the dictionary.”
– William Faulkner (about Ernest Hemingway).

“Thank you for sending me a copy of your book; I’ll waste no time reading it.”
– Moses Hadas

“I didn’t attend the funeral, but I sent a nice letter saying I approved of it.”
– Mark Twain

“He has no enemies, but is intensely disliked by his friends.”
– Oscar Wilde

“I am enclosing two tickets to the first night of my new play; bring a
friend…. if you have one.”
– George Bernard Shaw to Winston Churchill.

“Cannot possibly attend first night, will attend second… if there is one.”
– Winston Churchill, in response.

“I feel so miserable without you; it’s almost like having you here.”
– Stephen Bishop

“He is a self-made man and worships his creator.”
– John Bright

“I’ve just learned about his illness. Let’s hope it’s nothing trivial.”
– Irvin S. Cobb

“He is not only dull himself; he is the cause of dullness in others.”
– Samuel Johnson

“He is simply a shiver looking for a spine to run up.”
– Paul Keating

“In order to avoid being called a flirt, she always yielded easily.”
– Charles, Count Talleyrand

“He loves nature in spite of what it did to him.”
– Forrest Tucker

“Why do you sit there looking like an envelope without any address on it?”
– Mark Twain

“His mother should have thrown him away and kept the stork.”
– Mae West

“Some cause happiness wherever they go; others, whenever they go.”
– Oscar Wilde

“He uses statistics as a drunken man uses lamp-posts… for support rather than illumination.”
– Andrew Lang (1844-1912)

“He has Van Gogh’s ear for music.”
– Billy Wilder

“I’ve had a perfectly wonderful evening. But this wasn’t it.”
– Groucho Marx

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